“La Maison de poupée” de M.J. Arlidge

Publié le par Chloé.N

La Maison de poupée - M.J. Arlidge - Les Escales Noires - 2017

Tes parents ne t’aiment pas. Ils ne t’ont jamais aimée. Ils veulent se débarrasser de toi”.

C’est avec une impression de gueule de bois que ressent Ruby à son réveil. La veille, c’était une fois de plus la nuit de tous les excès : alcools, drogues, dragues. Pourtant elle ressent une impression agréable et bizarre à la fois. Mais ce dont elle est sûre, c’est d’être rentrée chez elle, seule et de s’être couchée dans son lit. Alors comment a-t-elle fait pour atterrir dans cette cave ?

Au même moment, une famille profite de son week-end sur la plage déserte de Carsholt, quand les enfants découvrent le corps enfoui d’une femme. Selon les dires du légiste, le cadavre est enterré là depuis quelques années. La jeune femme est morte affamée. Des traces de bois, de coton, de métal sont retrouvés dans son tube digestif. Pourtant, malgré sa disparition et le fait qu’elle soit en rupture avec sa famille, elle continuait à communiquer avec ses proches via les réseaux sociaux.

Pour le commandant Grace, plusieurs éléments laissent penser que ce cadavre ne va pas être un cas isolé et un tweet qui ne laisse aucun doute, que la perspective qu’un serial-killer particulièrement pervers rôde toujours…

Des chapitres très courts pour ce troisième roman qui met en scène le commandant Helen Grace et son équipe, personnages récurrents de Am Stram Gram et Il court, il court, le furet.
Pour ceux qui n’auraient pas (encore) lu les deux précédents romans de l’auteur anglais, pas de panique, La Maison de poupée est une histoire tout à fait indépendante de celles déjà parues. Par contre, pour en savoir plus, pour comprendre l’évolution des différents personnages, il est préférable de se plonger dans les deux premiers opus.

On ressent à travers l’écriture la patte d’un auteur qui travaille dans l’univers de la télé ; l’histoire est digne d’un scénario d’un épisode d’Esprits Criminels.
Dès les premières lignes, on est happé dans cette enquête policière et bien qu'elle soit relativement classique, elle n’en reste pas moins très prenante et efficace. 284 pages qu’on ne voit pas passer.
 

La Maison de poupée” de M.J. Arlidge - Les Escales Noires - 2017

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